C'est la question que pose Celia, professionnelle du marketing sur son billet.
Du point de vue de la réputation en ligne, et plus spécifiquement du personal branding, il me semble que la réponse est évidente : les candidats se marketent déjà. Poser son profil sur Viadeo ou LinkedIn, adhérer à des réseaux sociaux tels que celui ci, poster des billets sur Twitter n'a qu'un seul but : celui d'attirer l'attention sur son expertise professionnelle. C'est donc déjà se marketer.
Par contre, une autre question se pose, beaucoup plus intéressante dans le cadre qui est le nôtre : quelles sont les incidences de cette démarche marketing sur la réputation du candidat ? Gregory Pouy disait que le fait d'avoir blogué avait facilité son entrée dans des entreprises comme Bouygues Telecom. Il est donc incontestable qu'Internet constitue une vitrine d'une expertise professionnelle. Mais n'est-ce pas là que le bât blesse ?
Internet sera t-il toujours une vitrine lorsque des dizaines, des centaines, voire des millions de personnes exposeront leurs compétences ? C'est bien connu : trop d'infos tue l'info. A moins de savoir s'extirper de la masse et faire valoir ce que les anglo saxons ont affublé du sigle d'UPS : Unique Point Selling, ou se vendre par ce que l'on a de spécifique par rapport à la concurrence. Faute de quoi, le risque est de se retrouver noyé dans la masse, ce qui va à l'encontre de la notion d'e-réputation.
Par ailleurs, chacun sait que nos vies sont "sur Internet à perpète". Or, les compétences, comme les individus, évoluent. Chacun a quitté un secteur professionnel pour aller tenter sa chance dans un autre. Et si Internet figeait tout cela ? Le marketeux se trouverait alors condamné à ne se voir proposer que des postes de marketing, un peu comme certains acteurs de cinéma se voient proposer des rôles similaires à ceux qui les ont sortis de l'annonnymat. Sauf à produire une littérature conséquente pour corriger cela Certains s'en accommodent, d'autres en souffrent. Et tout le monde n'a pas forcément du temps à consacrer pour travailler sur son image de marque en permanence.
Alors, un débouché pour des professionnels ? Le salarié de demain devra t-il rémunérer un "conseiller en image personnel", à la manière de nos dirigeants politiques ? L'idée fait sourire, mais serait-ce la manière de faire du personal branding un besoin solvable ?
© 2012 Created by Laurent Magloire.
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